Green_IT
À quand une informatique modulaire, réparable, recyclable et consommant de l’électricité verte ? L’expression Green computing (ou encore Green Information Technology, soit Green IT) se traduit par « techniques de l’informatique verte » soit l’informatique écoresponsable, ou simplement durable. Ce concept désigne une volonté des métiers de l’informatique qui vise à réduire au maximum l’empreinte écologique, économique, voire sociale des technologies de l’information et ce, dans la mesure du possible, sans perte de performances. En résumé, il s’agit de faire plus avec moins en s’appuyant sur de nouvelles techniques, bien sûr, mais aussi en optimisant les matériels, les procédés de fabrication existants, notamment, en les examinant systématiquement sous l’angle d’une production et d’une utilisation durable, voire circulaire. Enfin, il convient aussi d’agir sur le dernier maillon de la chaîne (le plus important ?) celui des utilisateurs et de leurs habitudes, en favorisant le recyclage, notamment. Sans oublier d’allonger le cycle de vie du matériel informatique, et la possibilité de remplacement de certains composants fortement sollicités, à l’image des batteries de smartphones et d’ultraportables, inaccessibles sur certains modèles, ce qui conduit au regrettable concept d’obsolescence matérielle programmée par l’usage, une batterie ne disposant que d’un cycle de charges / décharges limité… Dans les ordinateurs portables, des pièces auparavant remplaçables ( mémoire RAM, SSD ) sont maintenant soudées sur la carte mère, ce qui exclut non seulement toute évolution, mais aussi toute réparation, comme l’atteste des boitiers dépourvus de vis externe ; à quoi bon, puisqu’ils ne seront jamais démontés ? Sous nos contrées, bon nombre d’appareils mobiles sont considérés comme du matériel jetable après une période n’excédant pas trois ans en moyenne, soit la durée de vie approximative d’une batterie de smartphone… Pourtant, certaines firmes, et non des moindres, à l’image de Google avec sont projets ARA hélas abandonné, Motorola, avec sa série Moto Z et plus récemment le chinois Xiaomi, tentent de proposer des smartphones modulaires, modifiables au gré des besoins et surtout, réparables, mais aucun de ces concepts ne semble, pour l’instant du moins, rencontrer le succès escompté…